Sommaire
- La convention métallurgie et la nouvelle grille des salaires 2026
- Tableau classification métallurgie et grille des salaires métallurgie 2026
- Calcul du salaire minimum hiérarchique et forfait jour en métallurgie
- Conformité salariale et évolution de carrière du salarié en métallurgie
- Foire aux questions sur la convention collective métallurgie
La grille salaire ouvrier métallurgie 2026 couvre les salaires minima par groupe et par classe d’emploi, les règles de calcul, les barèmes forfait, la prime d’ancienneté et les obligations de conformité.
La convention métallurgie et la nouvelle grille des salaires 2026
En métallurgie en 2026, la rémunération applicable doit respecter la règle la plus favorable au salarié : soit le SMIC, soit le minimum prévu par la convention collective métallurgie relevant de l’IDCC 3248. La nouvelle convention collective nationale fixe une grille de salaires fondée sur une classification par groupe, classe d’emploi et niveau, avec des salaires minima hiérarchiques revalorisés périodiquement. Vous pouvez consulter le détail du salaire minimum métallurgie sur le portail officiel. Pour une lecture sectorielle complémentaire, la grille salaire métallurgie présente les coefficients et la grille salariale par niveau. Si vous êtes concerné par l’intérim, le calcul salaire intérim précise les règles de rémunération et les indemnités associées.

Une grille nationale unique issue de la nouvelle convention collective
Depuis le 1er janvier 2024, la convention métallurgie 2026 s’inscrit dans une convention collective nationale unique qui remplace les 76 textes territoriaux antérieurs. La convention collective métallurgie salaire repose désormais sur une grille nationale unique de 18 classes d’emploi, réparties en 9 groupes de A à I. Cette nouvelle grille salaire métallurgie 2026 s’applique à l’ensemble du secteur, sans distinction régionale.
Les salaires minima hiérarchiques vont de 21 980 euros bruts annuels pour le groupe A, classe 1, à 68 450 euros bruts annuels pour le groupe I, classe 18, sur une base de 35 heures hebdomadaires.
Revalorisation 2026, salaires minima hiérarchiques et articulation avec le SMIC
Un avenant du 20 février 2026, étendu au Journal officiel le 6 juin 2026, prévoit une revalorisation moyenne comprise entre 0,88 % et 0,9 % des minima hiérarchiques. En pratique, l’employeur doit toujours comparer les salaires minima hiérarchiques prévus par la convention collective métallurgie avec le minimum légal applicable. Le montant le plus élevé s’impose.
Pour les classes A1 et A2, les salaires minima hiérarchiques sont devenus inférieurs au SMIC annuel 2026, fixé à 22 404,24 euros bruts depuis le 1er juin 2026. Le SMIC devient donc le plancher effectif. À partir du groupe B, la grille salariale conventionnelle reste supérieure au minimum légal.
- Classe A1 : salaires minima fixés à 21 980 euros bruts annuels, sous le SMIC 2026; le minimum légal s’applique.
- Classe A2 : salaires minima fixés à 22 104 euros bruts annuels; même mécanisme de substitution.
- Classes B à I : les salaires minima hiérarchiques demeurent supérieurs au SMIC; la convention métallurgie 2026 s’applique pleinement.
- Accord d’entreprise plus favorable : un salaire supérieur à la grille de salaires conventionnelle prime toujours; la nouvelle convention collective fixe un plancher, jamais un plafond.
Aucun salarié ne peut subir une baisse de rémunération du seul fait du passage à la nouvelle convention collective nationale entrée en vigueur le 1er janvier 2024.
Classification des emplois et obligations de conformité
La convention collective métallurgie impose à chaque entreprise de classer ses postes selon les six critères conventionnels. Cette classification conditionne le rattachement à un groupe, à une classe d’emploi et à un niveau de rémunération dans la grille de salaires.
Les entreprises de 150 salariés ou moins peuvent, dans un cas précis, différer l’application complète du barème national au plus tard jusqu’au 1er janvier 2030. Cette faculté existe lorsque la mise en conformité entraîne une hausse de masse salariale supérieure à 5 % et concerne au moins 25 % de l’effectif. Elle ne dispense toutefois ni du respect du SMIC, ni de l’application des minima hiérarchiques en vigueur au moment de l’embauche, ni de la mise en place de la classification prévue par la nouvelle convention collective.
Tableau classification métallurgie et grille des salaires métallurgie 2026
En métallurgie, la classification issue de la convention collective métallurgie repose sur un référentiel unique. Il couvre l’ensemble des salariés, sans reprise des anciennes catégories professionnelles. La grille de classification s’organise en 18 classes d’emploi, réparties en 9 groupes, de A à I, chaque groupe correspondant à un niveau de qualification, d’autonomie et de responsabilité défini. Depuis janvier 2026, la classe d’emploi doit figurer sur le bulletin de paie du salarié.
Les 6 critères de classification et les 18 classes d’emploi
Le tableau de classification métallurgie salaire repose sur six critères. Chacun fait l’objet d’une évaluation de 1 à 10 points. Le total obtenu, compris entre 6 et 60, détermine la cotation du poste, puis la classe, le groupe d’emploi et le niveau de positionnement du salarié dans la grille salariale applicable.
- Complexité de l’activité : apprécie la diversité des opérations à réaliser et leur difficulté technique.
- Connaissances requises : mesure les savoirs, la formation et l’expertise nécessaires à la tenue du poste.
- Autonomie : évalue la marge de décision et la capacité d’organisation du salarié.
- Contribution : analyse l’impact du poste sur les résultats, le fonctionnement ou la performance de l’organisation.
- Encadrement-coopération : tient compte de la coordination, de l’animation d’équipe et de l’articulation avec les autres fonctions.
- Communication : apprécie la nature des échanges attendus, leur fréquence et leur niveau d’exigence.
Le salarié peut demander à son service RH la fiche de poste de référence ainsi que le détail de la cotation retenue. En cas d’erreur sur la classification, la régularisation peut produire des effets salariaux rétroactifs.
Grille des salaires minima hiérarchiques par groupe, de A à I
La grille des salaires métallurgie 2026 distingue deux ensembles. Les groupes A à E couvrent les non-cadres. Les groupes F à I concernent les cadres. Le tableau ci-dessous présente les salaires applicables en base annuelle brute selon le barème SMH 35 heures, ainsi que les variantes à +15 % et +30 %.
Pour les groupes A à E, la grille des salaires minima s’établit entre 21 980 € et 33 970 € bruts annuels. Pour les groupes F à I, les salaires minima hiérarchiques vont de 35 200 € à 68 450 € bruts annuels.
| Groupe | Classe | Catégorie | SMH 35h (€/an brut) | SMH +15 % (€/an brut) | SMH +30 % (€/an brut) |
| A | 1 | Non-cadre | 21 980 € | 25 277 € | 28 574 € |
| A | 2 | Non-cadre | 22 104 € | 25 420 € | 28 735 € |
| B | 3 | Non-cadre | 22 548 € | 25 930 € | 29 312 € |
| B | 4 | Non-cadre | 23 154 € | 26 627 € | 30 100 € |
| C | 5 | Non-cadre | 23 924 € | 27 513 € | 31 101 € |
| C | 6 | Non-cadre | 24 783 € | 28 500 € | 32 218 € |
| D | 7 | Non-cadre | 26 122 € | 30 040 € | 33 959 € |
| D | 8 | Non-cadre | 27 534 € | 31 664 € | 35 794 € |
| E | 9 | Non-cadre | 29 538 € | 33 969 € | 38 399 € |
| E | 10 | Non-cadre | 33 970 € | 39 066 € | 44 161 € |
| F | 11 | Cadre | 35 200 € | 40 480 € | 45 760 € |
| F | 12 | Cadre | 37 008 € | 42 559 € | 48 110 € |
| G | 13 | Cadre | 39 013 € | 44 865 € | 50 717 € |
| G | 14 | Cadre | 41 117 € | 47 285 € | 53 452 € |
| H | 15 | Cadre | 44 159 € | 50 783 € | 57 407 € |
| H | 16 | Cadre | 49 640 € | 57 086 € | 64 532 € |
| I | 17 | Cadre | 57 060 € | 65 619 € | 74 178 € |
| I | 18 | Cadre | 68 450 € | 78 718 € | 88 985 € |
Cette grille des salaires métallurgie 2026 fixe un plancher conventionnel. Les rémunérations versées en entreprise peuvent être supérieures selon le profil, la localisation, le marché de l’emploi ou la politique salariale de l’employeur. Les minima hiérarchiques s’apprécient hors prime d’ancienneté, hors avantages en nature, hors indemnités de transport et hors intéressement.
Cas particuliers des cadres débutants en groupe F
La convention collective métallurgie prévoit un dispositif spécifique pour certains cadres débutants classés en groupe F, classes 11 et 12. Le barème varie selon l’expérience professionnelle acquise : moins de 2 ans, de 2 à moins de 4 ans, puis de 4 à 6 ans.
Pour la classe 11, le minimum va de 28 430 € à 32 240 €. Pour la classe 12, il s’établit de 29 940 € à 33 952 €. À l’issue de la sixième année, le minimum conventionnel complet de la classe concernée s’applique.
En pratique, pour vérifier les salaires métallurgie 2026, il faut rapprocher quatre éléments : la fiche de poste, la cotation, le groupe d’emploi et la classe retenue dans la grille salariale.
Calcul du salaire minimum hiérarchique et forfait jour en métallurgie
La CCN métallurgie distingue trois barèmes de rémunération selon l’organisation du temps de travail du salarié, chacun déterminant le salaire minimum hiérarchique applicable et conditionnant la conformité de la paie aux salaires minima conventionnels en métallurgie 2026.

Les trois barèmes SMH selon la modalité de travail
La grille de salaire métallurgie au forfait jours repose sur un minimum hiérarchique majoré de 30 %. Ce barème concerne les conventions de forfait en jours et les forfaits supérieurs à 1 767 heures annuelles. Les minima annuels vont de 28 574 € pour le groupe A, classe 1, à 44 161 € pour le groupe E, classe 10, chez les non-cadres, et de 45 760 € pour le groupe F, classe 11, à 88 985 € pour le groupe I, classe 18, chez les cadres.
Un second barème s’applique aux forfaits compris entre 1 607 et 1 767 heures. Il correspond au SMH majoré de 15 %. Les montants annuels s’établissent de 25 277 € à 39 066 € pour les non-cadres, et de 40 480 € à 78 718 € pour les cadres.
Au régime 35 heures, le salaire minimum brut mensuel se calcule à partir du taux horaire conventionnel multiplié par 151,67 heures. Pour un salarié au forfait, le calcul intègre la majoration prévue par la convention, 15 % ou 30 % selon le dispositif contractuel. En temps partiel, le salaire minimum hiérarchique est proratisé en fonction de la durée de travail inscrite au contrat.
Prime d’ancienneté et éléments complémentaires de rémunération
Le salaire minimum hiérarchique métallurgie 2026 constitue un plancher brut de base. Il n’intègre ni la prime d’ancienneté, ni les avantages en nature, ni les indemnités de transport, ni l’intéressement.
Pour les non-cadres des groupes A à E, une prime d’ancienneté conventionnelle s’ajoute au minimum hiérarchique de base. Elle est calculée en pourcentage du SMH correspondant à la classe d’emploi du salarié et doit apparaître sur une ligne distincte du bulletin de paie.
- 3 % après 3 ans : premier palier de la prime d’ancienneté.
- 6 % après 6 ans : deuxième palier de la prime d’ancienneté.
- 12 % après 12 ans / 15 % après 15 ans : derniers paliers, avec un plafond conventionnel fixé à 15 %.
- Cadres exclus : les salariés des groupes F à I ne relèvent pas de cette prime conventionnelle.
Les heures supplémentaires sont majorées à 25 % ou 50 % selon les règles applicables de la convention collective. Des majorations spécifiques peuvent également s’ajouter pour le travail de nuit, le dimanche ou les jours fériés.
En métallurgie 2026, les indemnités complémentaires révisées comprennent notamment une indemnité de repas d’environ 11 € lorsque le retour au domicile est impossible, ainsi qu’une indemnité de petits déplacements calculée par zones kilométriques depuis le siège de l’entreprise. Elles ne peuvent pas être utilisées pour atteindre le salaire minimum hiérarchique ou le minimum hiérarchique conventionnel.
Conformité salariale et évolution de carrière du salarié en métallurgie
La conformité salariale relève d’une obligation continue pour l’employeur. Pour chaque salarié, elle constitue un droit pleinement opposable. Tout écart entre la rémunération versée et le minimum conventionnel applicable impose une régularisation, avec des risques prud’homaux et des conséquences administratives concrètes pour l’entreprise.
Vérifier et faire respecter ses droits conventionnels
En métallurgie, en 2026, l’application des minima issus de la négociation annuelle obligatoire doit être effective sur la paie des salariés concernés dans les délais prévus. L’augmentation des salaires en métallurgie en 2026 est annoncée entre +2,5 % et +4 % selon les métiers et les régions. En Île-de-France, la revalorisation peut atteindre +4 % pour les fonctions exposées à de fortes tensions de recrutement. Si l’employeur maintient une rémunération inférieure au minimum conventionnel, il s’expose à un redressement URSSAF ainsi qu’à un contentieux devant le Conseil de prud’hommes.
- Contrôle du bulletin de paie : vérifiez que votre groupe d’emploi ou votre classe d’emploi apparaît clairement, puis comparez votre salaire brut annuel au minimum prévu par la grille unique 2026 applicable.
- Demande de cotation : chaque salarié peut solliciter auprès des ressources humaines le détail de sa cotation sur les six critères de classification prévus par la convention.
- Voies de recours : en cas d’écart ou d’erreur de classification, vous pouvez saisir l’inspection du travail, les représentants du personnel ou le Conseil de prud’hommes.
Cette obligation vaut aussi bien en cas de mauvaise cotation qu’en cas de revalorisation non appliquée. Sur le plan social, le redressement peut porter sur l’ensemble des cotisations dues sur la différence de rémunération.
Progression de classification et augmentation métallurgie 2026
L’évolution de carrière en métallurgie est structurée par la convention collective. Le passage d’un groupe d’emploi à un autre dépend notamment de l’ancienneté, de la formation professionnelle et des compétences effectivement acquises. Chaque progression de classification modifie le minimum conventionnel de référence et peut donc produire un effet direct sur la rémunération applicable au salarié dans la grille 2026.
La formation constitue le moyen le plus direct pour accélérer cette progression. Lorsqu’un salarié exerce à un niveau supérieur aux exigences de sa position actuelle, il peut demander une révision de sa classification, à condition d’appuyer sa demande par des éléments objectifs transmis au service RH.
Salaire net et recrutement intérimaire en métallurgie
Pour passer du brut au net, on retient en pratique un taux de déduction de 23 à 24 %. Le salaire net représente donc environ 77 % du brut, après prise en compte des cotisations de sécurité sociale, de retraite, de CSG, de CRDS et des contributions liées aux accidents du travail. Ce principe de calcul s’applique de manière comparable, que le salarié soit recruté en direct ou via l’intérim dans la métallurgie.
En mission d’intérim, la rémunération comprend le taux horaire brut conventionnel, au minimum 12,02 € en 2026, auquel s’ajoutent l’indemnité compensatrice de congés payés et l’indemnité de fin de mission de 10 %. L’ensemble porte la rémunération totale à environ 21 % au-dessus du salaire de base. Pour les entreprises, le pilotage des salaires 2026 suppose donc une lecture rigoureuse de la grille unique 2026, de la cotation et des règles de classification applicables en métallurgie.
Foire aux questions sur la convention collective métallurgie
Quel est le salaire minimum d’un ouvrier en métallurgie 2026 ?
En métallurgie en 2026, le minimum applicable dépend de la classification du poste dans la grille prévue par la convention collective métallurgie, relevant de l’IDCC 3248. Au barème 35 heures, le salaire minimum hiérarchique de la classe 1, rattachée au groupe A, s’établit à 21 980 € brut annuel. Toutefois, ce montant étant inférieur au SMIC annuel 2026, fixé à 22 404,24 €, ce plancher légal s’impose en pratique pour les classes A1 et A2 depuis le 1er juin 2026. Pour les autres positions de la grille, du groupe B au groupe I, le minimum hiérarchique conventionnel reste supérieur au SMIC et s’applique donc directement à chaque salarié concerné.
Comment est calculé le salaire minimum hiérarchique selon la classe d’emploi ?
Le salaire minimum hiérarchique est déterminé à partir de la cotation du poste. Cette cotation repose sur six critères d’évaluation : complexité, connaissances, autonomie, contribution, encadrement-coopération et communication. Chaque critère reçoit une note de 1 à 10 points. Le total obtenu fixe le niveau de classification du poste, puis son rattachement à l’une des 18 classes d’emploi et à l’un des 9 groupes, de A à I, dans la convention collective de la métallurgie.
Le montant du minimum conventionnel se calcule ensuite sur une base de 151,67 heures mensuelles pour 35 heures hebdomadaires, à partir du taux horaire prévu par la grille métallurgie. Des majorations de 15 % ou de 30 % s’appliquent lorsque le salarié est soumis à une convention de forfait.
Quelle différence entre les groupes A et I dans la grille métallurgie ?
Les groupes A et I marquent les deux bornes de la grille de classification prévue par la nouvelle convention collective. Le groupe A rassemble les classes 1 et 2, soit les emplois non cadres les moins qualifiés. Le groupe I couvre les classes 17 et 18, qui correspondent aux fonctions cadres de plus haut niveau.
L’écart de rémunération est significatif. Dans les salaires métallurgie 2026 au barème 35 heures, les minima annuels vont de 21 980 € à 22 104 € brut pour le groupe A, contre 57 060 € à 68 450 € brut pour le groupe I.
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