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Cette page détaille l’aide à la mobilité France Travail : son périmètre, chaque condition d’éligibilité, les frais pris en charge, ainsi que la démarche à suivre pour en bénéficier lors d’un entretien, d’une formation, d’un examen ou d’une reprise d’emploi.

Les conditions pour bénéficier de l’aide à la mobilité France Travail

L’aide à la mobilité France Travail vise à lever un frein concret : le coût d’un déplacement lié à l’accès à l’emploi. Elle peut couvrir des frais de trajet, d’hébergement et de repas, dans la limite d’un plafond annuel de 5 200 € par foyer. La demande d’aide s’effectue depuis l’espace personnel France Travail, dans la rubrique « Mes aides », ou avec l’appui d’un aide mobilité emploi.

Homme travaillant sur un ordinateur portable à domicile, près de la fenêtre, avec documents et tasse sur le bureau; illustration d’aide à la mobilité france travail.

Qui peut bénéficier de l’aide et à quelle condition

Pour bénéficier de l’aide, il faut d’abord être inscrit à France Travail. Plus précisément, le dispositif s’adresse à tout demandeur d’emploi inscrit à France Travail, indemnisé ou non, sous réserve de respecter la condition de ressources applicable. En pratique, le plafond retenu correspond à une allocation chômage ne dépassant pas 32,13 € par jour, ou à la perception de l’allocation minimale. Certains publics peuvent aussi bénéficier de l’aide à la mobilité sans examen complémentaire de ressources, notamment les allocataires de minima sociaux.

  • Demandeur d’emploi : tout demandeur d’emploi inscrit à France Travail, avec ou sans indemnisation, dès lors que la condition de ressources est remplie.
  • Personne en formation : toute personne engagée dans une formation validée par un conseiller France Travail dans le cadre du PPAE ou d’un plan de sécurisation professionnelle.
  • Salarié en contrat aidé : bénéficiaire d’un parcours emploi compétences, d’un CIE ou d’un CDDI, ainsi que créateur ou repreneur d’activité disposant d’un statut salarié.
  • Bénéficiaire de minima sociaux : allocataire du RSA, de l’AAH, de la RSFP, de la RFFT, de la RFF ou titulaire d’une pension retraite, sans condition de ressources supplémentaire.

Les contrats ouvrant droit au dispositif relèvent de l’embauche en CDI, du CDD d’au moins 3 mois, du contrat de professionnalisation ou d’apprentissage d’une durée minimale de 3 mois, ainsi que du travail temporaire sur la même durée. En revanche, le VIE et le service civique restent exclus. Dans tous les cas, les conditions d’accès à l’aide à la mobilité France Travail doivent être vérifiées avant d’engager la démarche.

La condition de distance pour l’aide mobilité entretien France Travail

La distance constitue un critère central. En métropole, le trajet aller-retour entre le domicile et le lieu de destination doit atteindre au moins 60 kilomètres, ou représenter 2 heures de déplacement. Outre-mer, le seuil est abaissé à 20 kilomètres aller-retour.

Cette règle vaut pour plusieurs situations : entretien, aide mobilité entretien France Travail dans le cadre d’une convocation employeur, examen, concours, immersion professionnelle ou reprise d’emploi. Le calcul du trajet repose sur les codes postaux du domicile et du lieu concerné, selon la méthode de référence utilisée par France Travail. Cette base sert à apprécier les kilomètres retenus et la recevabilité de la demande d’aide.

Le simulateur, la demande d’aide et les justificatifs à prévoir

Le simulateur en ligne permet d’anticiper le montant mobilisable avant tout dépôt. Il prend en compte le trajet aller-retour, la durée de déplacement et la situation du demandeur d’emploi inscrit.

La demande d’aide s’effectue depuis l’espace personnel France Travail, via le formulaire dédié. Elle peut aussi être préparée en agence avec un conseiller France Travail. Selon le cas, les justificatifs attendus peuvent inclure une convocation à un entretien, un document lié à une formation, une preuve de reprise d’emploi, ou les justificatifs de frais engagés pour le trajet, l’hébergement ou d’autres frais annexes. Le dossier doit être constitué de façon complète avant tout dépôt de demande.

Le cadre réglementaire de la mobilité professionnelle en France est détaillé dans la ressource dédiée accessible via le lien ci-après : mobilité professionnelle France. Pour les ressortissants non européens, la vérification préalable de l’ autorisation travail étranger reste une étape structurante avant toute demande auprès de France Travail.

Frais couverts selon la mobilité de France Travail

La mobilité de France Travail couvre trois catégories de frais : le déplacement, l’hébergement et les repas. Ces aides financières reposent sur des barèmes nationaux, avec un plafond annuel global.

Tableau des frais pris en charge et montants: frais kilométriques 0,23 € par km, forfait repas 6,25 € par jour, plafond hébergement 31,20 € par nuitée. Conditions: aller-retour pour frais kilométriques. Texte lié à l’aide à la mobilité France Travail.

Quels frais sont pris en charge pour la formation

Dans le cadre de l’aide à la mobilité de France Travail, et plus précisément de l’aide à la mobilité formation de France Travail, la prise en charge porte sur le transport entre le domicile et le lieu de formation, les frais de repas et l’hébergement sur place. Pour qu’un demandeur d’emploi inscrit puisse en bénéficier, la formation doit être validée par le conseiller France Travail dans le PPAE ou le plan de sécurisation professionnelle, être financée ou cofinancée par France Travail, un OPCO, ou relever notamment d’une AFC, d’une AIF ou d’une POEI, durer au moins 40 heures et se situer à plus de 60 km aller-retour du domicile.

Sont exclus de l’aide à la mobilité les bilans de compétences, la validation des acquis de l’expérience et le permis de conduire. Certains frais directement liés à la formation ou à une reprise d’emploi peuvent toutefois être intégrés à titre dérogatoire lorsqu’ils figurent dans le PPAE, dans la limite de 1 560 € supplémentaires.

Type de frais Montant ou barème Plafond ou condition
Déplacement en voiture 0,23 € / km aller-retour Distance minimale de 60 km aller-retour, ou 20 km en Outre-mer
Transport en train 100 % des frais réels Hors frais de réservation
Repas 6,25 € / jour Sauf prise en charge par l’employeur
Hébergement Frais réels sur facture Plafond de 31,20 € / nuitée
Plafond annuel global 5 200 € / foyer / an Toutes aides financières confondues

Montants de l’aide mobilité reprise d’emploi

L’aide à la mobilité pour reprise d’emploi s’applique aux frais engagés pendant le premier mois suivant l’embauche, de date à date. Elle vise le transport, l’hébergement et les repas liés au déplacement vers le nouveau poste. La prise en charge de cette aide par France Travail est conditionnée à l’envoi du premier bulletin de salaire dans un délai de 60 jours après l’embauche.

Le dispositif n’est pas cumulable avec d’autres aides financières couvrant les mêmes frais. Si une allocation a déjà été versée au cours des 12 mois précédents, le montant accordé peut être réduit au regard du plafond annuel par foyer. Pour ouvrir droit à l’aide à la mobilité de France Travail, la reprise d’emploi doit correspondre à un CDI ou à un CDD d’au moins 3 mois.

Démarches pour obtenir l’aide à la mobilité lors de la recherche d’emploi

En pratique, une demande d’aide transmise hors délai est refusée, quelle que soit la situation. Vous devez donc identifier dès le départ l’échéance applicable à votre démarche, qu’il s’agisse d’un entretien, d’une formation ou d’une reprise d’emploi.

Étapes clés pour obtenir l’aide à la mobilité France Travail, incluant les étapes d’inscription, vérification, constitution du dossier et versement de l’aide. aide à la mobilité france travail.

Les délais et justificatifs selon chaque situation

Le formulaire d’aide à la mobilité France Travail obéit à un calendrier strict. Pour un entretien d’embauche, un concours ou une PMSMP, la demande doit être déposée avant l’événement ou, au plus tard, dans les 7 jours calendaires qui suivent. Au-delà, le dossier est irrecevable.

  • Entretien, concours ou PMSMP : dépôt avant l’événement ou dans un délai maximal de 7 jours calendaires après, avec la convocation jointe parmi les justificatifs.
  • Formation professionnelle : demande au plus tard 30 jours après l’entrée en formation, avec l’attestation d’inscription. Les justificatifs de frais et l’attestation de présence doivent ensuite être transmis dans les 15 jours suivant l’événement.
  • Reprise d’emploi : demande au plus tard 30 jours après la date d’embauche. Le premier bulletin de salaire ainsi que les pièces liées à l’hébergement doivent être adressés dans les 60 jours suivant l’embauche.

Comment effectuer la demande d’aide sur France Travail

Pour bénéficier de l’aide à la mobilité France Travail dans le cadre d’une recherche d’emploi, le demandeur d’emploi inscrit peut accéder à la demande depuis son espace personnel France Travail, dans la rubrique « Mes aides », via le module dédié. Le formulaire précise la situation administrative, la nature du déplacement, la distance retenue via Mappy et les frais prévisionnels ou engagés.

La démarche peut aussi être réalisée en agence, avec l’appui d’un conseiller France Travail.

Les modalités de versement après validation

Après instruction, le mode de paiement dépend du montant accordé. Lorsque l’aide à la mobilité France Travail est inférieure à 150 €, le règlement est effectué en espèces par le Trésor public dans les 7 jours suivant la validation. Aucune démarche complémentaire n’est alors requise.

Au-delà de 150 €, le versement intervient par virement bancaire, sur présentation des justificatifs correspondant aux frais réels. Vos coordonnées bancaires doivent donc être à jour dans votre espace France Travail.

Pour sécuriser votre demande, vérifiez votre éligibilité auprès de votre conseiller France Travail avant l’événement concerné, réunissez les justificatifs requis selon votre situation et déposez votre dossier dans les délais applicables.

Foire aux questions

Quels types de contrats permettent de bénéficier de l’aide à la mobilité France Travail ?

L’aide à la mobilité France Travail peut être accordée au demandeur d’emploi inscrit à France Travail dans le cadre d’une embauche en CDI, en CDD d’au moins 3 mois consécutifs, en contrat de professionnalisation ou d’apprentissage d’une durée minimale de 3 mois, ainsi qu’en contrat de travail temporaire d’au moins 3 mois. La condition s’apprécie à la date de l’embauche, et non selon la durée finalement réalisée.

Les contrats VIE et le service civique n’ouvrent pas droit à cette prise en charge. Le demandeur d’emploi doit également respecter les autres critères applicables, notamment ceux liés à son inscription, à son allocation éventuelle, au déplacement engagé et aux justificatifs demandés par France Travail.

Quel est le plafond de remboursement de l’aide à la mobilité et comment s’applique-t-il ?

Le plafond annuel de l’aide à la mobilité France Travail est fixé à 5 200 € par foyer et par année civile. Cette prise en charge couvre plusieurs catégories de frais : le déplacement, calculé à 0,23 € par kilomètre en aller-retour, le repas sur la base d’un forfait de 6,25 € par jour, et l’hébergement dans la limite de 31,20 € par nuitée.

Des frais complémentaires peuvent s’ajouter, dans la limite de 1 560 € supplémentaires. Cette possibilité reste soumise à une condition précise : l’action doit être prévue dans le parcours validé, et le conseiller France Travail doit en autoriser la prise en charge.

Un travailleur étranger inscrit à France Travail peut-il bénéficier de l’aide à la mobilité ?

Oui, sous réserve de remplir les règles d’accès applicables. Un ressortissant de l’Union européenne inscrit à France Travail peut bénéficier de l’aide à la mobilité dans les mêmes conditions qu’un ressortissant français. Un ressortissant hors Union européenne doit disposer d’un titre de séjour en cours de validité autorisant le travail en France.

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